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Pathologies chroniques : comment soulager l’hôpital sans perdre de vue les patients

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Le vieillissement de la population conjugué à l’incidence croissante des maladies chroniques conduit à davantage d’admissions à l’hôpital. Ce double phénomène a pour conséquence d’accroître la pression sur les Établissements de soins, déjà saturés. L’enjeu est donc de taille pour les systèmes hospitaliers qui doivent éviter l’engorgement des services – surtout dans le contexte actuel de pandémie –, sans pour autant sacrifier la prise en charge de leurs patients. Comment soulager les établissements de soins tout en assurant le suivi des patients ? Voici des pistes de réponse.

L’augmentation de la prévalence des pathologies chroniques 

Première cause de mortalité dans le monde selon l’OMS, les maladies chroniques sont responsables de 63% des décès. Insuffisance cardiaque, diabète, BPCO, cancers … La prise en charge de ces pathologies doit faire l’objet d’une attention toute particulière, en vue notamment d’améliorer la qualité de vie du patient, à travers un continuum de soins adapté.

Actuellement, le suivi thérapeutique de la plupart des patients atteints de pathologies chroniques vise à maintenir un état stable, par le biais de traitements médicamenteux et chirurgicaux, mais aussi de conseils de prévention pour disposer d’une meilleure hygiène de vie. Les soins sont dispensés lors de consultations régulières tout au long de l’année, et lors des hospitalisations, souvent trop nombreuses. Pour de nombreuses pathologies chroniques comme l’insuffisance cardiaque, respiratoire ou encore le cancer, ces hospitalisations sont souvent associées à une morbidité et une mortalité accrues.

Le vieillissement de la population

Dans les 40 prochaines années, le nombre de personnes âgées de plus de 65 ans au sein de l’Union Européenne devrait doubler, passant de 85 millions en 2008, à 151 millions d’ici 2060. Dans la mesure où les personnes de plus de 65 ans consomment plus de soins et qu’ils présentent souvent des pathologies chroniques, leur prise en charge constitue un défi pour les services hospitaliers. Tout l’enjeu consiste à mettre en place des systèmes de surveillance au long cours, plus précis et personnalisés, pour prendre en charge les patients à domicile et n’accueillir à l’hôpital que ceux qui en ont réellement besoin.

Éviter les (ré)hospitalisations dans la mesure du possible

Les réadmissions pèsent sur les budgets nationaux de santé, qui sont presque déjà tous sous pression en raison des demandes croissantes et de l’augmentation du coût des soins de santé. Une situation qui devrait empirer dans les prochaines années. Le développement de la chirurgie ambulatoire, le raccourcissement des durées moyennes de séjour font partie des mesures mises en place. Mais elles vont demander une surveillance à domicile de plus en plus précise.

In fine, les hôpitaux doivent pouvoir limiter les réadmissions et maintenir à domicile les personnes malades en leur assurant un suivi de qualité, afin d’éviter la saturation du système de soins. En France, une étude portant sur 1000 patients âgés de 75 ans et plus, admis en urgence dans neuf hôpitaux, a montré que 14,2% des patients avaient dû être réadmis à l’hôpital dans les 30 jours, de façon non planifiée. Mise en place de plans garantissant la mobilité et l’indépendance des patients dans les 24h suivant une opération chirurgicale, communication claire avec les patients, surveillance étroite de leur état de santé dans les deux semaines suivant leur sortie d’hôpital… Plusieurs facteurs ont été identifiés pour anticiper la dégradation de l’état de santé et éviter les ré-hospitalisations.

Pathologies chroniques : comment assurer le suivi des patients à distance ?

Assurer le suivi des patients en mettant en place des dispositifs nouveaux de prise en charge de la santé à domicile peut permettre d’éviter (ré)hospitalisations non nécessaires. La télésurveillance est une réponse adaptée à cette problématique, dans la mesure où elle permet aux professionnels de santé de suivre leurs patients à distance, en disposant de données physiologiques en quasi-temps réel. Réduire les visites en cabinet, anticiper la dégradation de l’état de santé du patient, dresser des diagnostics précoces, améliorer la qualité de vie du patient en assurant une réelle continuité de soins… autant d’avantages garantis par la mise en place d’un dispositif de télésurveillance.

Pour être réellement utile aux professionnels de santé, sans constituer une charge de travail supplémentaire, il est préférable que la télésurveillance repose sur un dispositif multiparamétrique, s’appuyant sur un service complet assurant une prise en charge globale. Ce type de solution permet d’assurer la surveillance des variations physiologiques des patients à distance, sans nuire à leur qualité de vie. Électrocardiogramme, respiration, température, impédance pulmonaire… Les récentes avancées technologiques permettent d’équiper les dispositifs médicaux d’une multitude de capteurs, ce qui permet aux professionnels de santé de disposer de données pertinentes pour poser un diagnostic. A terme, les pathologies chroniques pourraient ainsi bénéficier d’un suivi plus personnalisé, plus régulier et plus accessible.

Conscient de l’impératif de soulager l’hôpital, tout en garantissant un suivi optimal des patients, Chronolife a mis au point un t-shirt connecté, capable de collecter en continu 6 paramètres physiologiques, tout au long de la vie quotidienne du patient. Lavable en machine et facilement « oubliable » par les patients, ce dispositif médical se porte aisément et constitue un outil fiable pour généraliser la télésurveillance. In fine, l’adoption de ces solutions par les systèmes de santé devrait permettre d’aboutir à une meilleure prise en charge des patients atteints de maladies chroniques et au maintien à domicile des personnes malades et fragiles en toute sécurité, en vue d’assurer la continuité des soins entre l’hôpital et le domicile.

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